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Le 107e Congrès des maires : pour une autonomie locale renforcée

21 novembre 2025

Les maires et élus locaux incarnent la démocratie du quotidien — celle qui écoute, agit et relie.

Le 107ᵉ Congrès des maires et des présidents d’intercommunalité, tenu du 18 au 20 novembre 2025 à Paris Expo Porte de Versailles, a rappelé avec force cette vérité : c’est à l’échelle locale que naissent les solutions les plus justes.. Face aux défis écologiques, sécuritaires et financiers, les communes demandent aujourd’hui plus de liberté pour agir et plus de moyens pour innover.

Je partage pleinement cette conviction : soutenir les circuits de proximité, les marchés et les commerces vivants, c’est protéger ce que la France a de plus précieux — sa capacité à faire lien.

La liberté d’action des communes au coeur du débat

Placée sous le thème « Pour les communes, Liberté ! », cette édition du congrès a réuni des milliers d’élus à quelques mois des élections municipales de 2026. Au fil des tables rondes, une idée dominante s’est imposée : la vitalité des territoires repose sur la liberté d’action des communes.

Sécurité, petite enfance, transition écologique, urbanisme, santé, culture, sport : toutes ces priorités se décident d’abord au contact des habitants.

La fonction de maire reste la plus exposée, mais aussi la plus essentielle, car elle incarne la proximité, l’écoute et la réactivité.

Les élus présents ont exprimé un message clair : leurs communes ont besoin de visibilité, de stabilité financière et de confiance pour agir efficacement.

Un congrès qui renforce la voix des territoires

Ce congrès, dernier du mandat municipal en cours, a surtout souligné le rôle incontournable des communes dans la cohésion du pays. Les interventions et forums thématiques ont abordé des enjeux concrets, de la cybersécurité à la gestion de l’eau, en passant par la prévention de la délinquance ou l’aménagement durable des territoires.

Les élus ont rappellé une évidence : les solutions efficaces partent du terrain, et non de normes descendantes. Ce rassemblement a ainsi porté haut l’appel à la subsidiarité – plus de marges de manœuvre pour les communes, moins d’injonctions contradictoires de  l’État.

Les commerces et marchés de proximité : piliers du lien social

Autour des marchés et des tables partagées se tisse un réseau de convivialité et d’échanges humains qui fait battre le cœur de chaque ville. Des bouchers aux poissonniers, des primeurs aux boulangers, ces commerces de détail sont le gardien d’un mode de vie et la première ligne de l’économie réelle. Ils sont aussi les relais de notre souveraineté alimentaire.

Chaque jour, le Marché International de Rungis alimente ces acteurs avec des produits frais, surs et tracés, contribuant ainsi à la vitalité des centre-villes et à la cohésion territoriale. Soutenir ces réseaux, c’est agir à la fois pour l’économie locale, la qualité de vie et la justice sociale.

Vers une reconnaissance accrue des Marchés d’Intérêt National

Pour pérenniser ce modèle, il est temps de reconnaître officiellement les Marchés d’Intérêt National (MIN) comme relais stratégiques des achats publics alimentaires. Une telle mesure permettrait aux collectivités d‘approvisionner plus facilement leurs cantines, crèches et établissements publics avec des produits français, locaux et de saison.. Aux côtés de la Métropole du Grand Paris, de la Caisse des Dépôts et de la Foncière Centres-Villes Vivants, nous agissons déjà contre la vacance commerciale pour réanimer les centres-villes, ces lieux où s’expriment nos savoir‑faire, notre culture et notre art de vivre..

Un centre‑ville vivant, ce n’est pas qu’un espace économique : c’est un espace d’humanité.

Et c’est bien de cette humanité que dépendent à la fois notre souveraineté et notre cohésion nationale.