En mai 2025, Emmanuel Macron a signé 9 milliards d’euros de contrats dans des secteurs stratégiques tels que la défense, l’aéronautique et l’énergie, marquant une séquence diplomatique majeure en Asie du Sud-Est. Parallèlement à ces méga-projets, j’ai représenté le Marché de Rungis au Vietnam France Leaders Forum, affirmant l’engagement de Rungis depuis 2016 pour moderniser les marchés de gros vietnamiens.
Une relance stratégique des relations franco-vietnamiennes
Après près d’une décennie sans visite présidentielle française, ce déplacement traduit une volonté forte de renforcer la présence française dans la région Indo-Pacifique, où le Vietnam cherche à diversifier ses partenaires face à des barrières commerciales avec les États-Unis.
Airbus a notamment signé une commande de 20 avions A330-900 de la part de Vietjet, visant à développer ses liaisons vers l’Europe et l’Asie-Pacifique. Un contrat signé à Hanoï en présence d’Emmanuel Macron et de son homologue vietnamien, Luong Cuong. L’objectif affiché de Vietjet : élargir son réseau vers l’Europe et répondre à la demande croissante en Asie-Pacifique. D’autres accords ont porté sur le nucléaire civil, le ferroviaire, les satellites et les biotechnologies.
Rungis mise sur le potentiel agroalimentaire vietnamien
Pour ma part, j’ai porté la voix de Rungis et de la Semmaris, dont j’ai rappelé l’engagement de Rungis depuis 2016 pour moderniser les marchés de gros. Le pays est porteur d’opportunités d’affaires considérables au cœur de l’Indo-Pacifique : urbanisation rapide, montée en puissance d’une classe moyenne, besoins croissants en produits frais, en logistique alimentaire et en standards de qualité.
Devant les participants Vietnam France Leaders Forum, j’ai défendu l’idée que le modèle logistique intégré de Rungis et notre expertise en de distribution alimentaire peuvent devenir des leviers structurants pour accompagner cette transformation. Notre ambition est claire :faire de Rungis un partenaire de référence de l’agroalimentaire vietnamien, dans une logique de co-développement durable.
Des enjeux de souveraineté alimentaire… partagée
Dans un monde traversé par des crises logistiques, climatiques et géopolitiques, la souveraineté alimentaire ne se pense plus à l’échelle d’un seul pays. Elle se construit aussi par des partenariats solides, des infrastructures fiables et des standards exigeants. Ma conviction est que la diplomatie économique française, dans ce domaine, ne peut se limiter aux exportations de produits : elle doit contribuer à organiser et sécuriser les marchés locaux, tout en y diffusant des pratiques durables et une culture de qualité qui font la force au niveau international.
